8 films comme Hérédité, du deuil familial à l’horreur occulte — Films comme Hérédité

8 films comme Hérédité, du deuil familial à l’horreur occulte

Liste
28 octobre 2026

Après Hérédité, huit films entre deuil, secrets de famille et menace occulte, avec leurs différences et leurs limites.

Pour retrouver Hérédité (Hereditary), commencez par Mister Babadook pour le deuil mère-fils, The Dark and the Wicked pour la terreur familiale ou Anything for Jackson pour le rituel occulte. Ces huit films partagent une douleur intime devenue menaçante, sans raconter la même histoire ni provoquer la même peur.

En bref

Le deuil pour Mister Babadook, Relic et Lake Mungo ; l’isolement pour The Lodge et The Dark and the Wicked ; le rituel pour Anything for Jackson. The Innocents et Longlegs déplacent la peur vers l’enfance et l’enquête. Aucun besoin de connaître leurs fins pour choisir.

Le point commun décisif n’est pas le nombre de démons : c’est la manière dont une famille cesse de protéger ceux qui la composent.

Ces recommandations s’adressent aux adultes. Certaines comportent des suicides, des violences impliquant des enfants ou des images graphiques. Les réserves de chaque fiche permettent de choisir sans détailler les scènes ni les dénouements.

Les badges distinguent la classification cinéma et les mentions vidéo françaises, qui ne sont pas interchangeables. Pour les éditions vidéo, la source du badge est accessible au toucher. Une classification non confirmée n’est pas une mention « tous publics ». Les durées peuvent varier légèrement selon l’édition.

Le deuil familial : quand la douleur change le foyer

Un conjoint disparu, une mère qui décline ou une adolescente dont on découvre les silences : trois façons de rendre une famille étrangère à elle-même.

#1

Mister Babadook (2014)

Deuil familialInterdit −12 ans

Jennifer Kent · 94 min · Titre original : The Babadook

Quand le deuil abîme la relation mère-fils

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Pourquoi le voir après Hérédité : Le deuil ne reste pas à l’arrière-plan : il déforme les gestes, les nuits et la relation entre une mère et son enfant. Comme dans Hérédité, le foyer devient le lieu où une douleur impossible à partager se change en menace. Le monstre compte autant que la fatigue et les accès de colère qu’il accompagne.

Le pitch : Depuis la mort de son mari, Amelia élève seule Samuel. L’apparition d’un livre inquiétant nourrit les peurs du garçon, puis celles de sa mère.

Ce qui diffère : Jennifer Kent resserre le récit sur le duo mère-fils. La peur est plus psychologique que rituelle : mieux vaut le choisir pour sa façon de mêler affection et ressentiment que pour retrouver une intrigue de culte occulte.

À qui il convient : Pour ceux qui cherchent une relation familiale tendue, une menace personnifiée et un récit plus concentré que la tragédie des Graham.

À savoir avant la séance : Deuil du conjoint, détresse psychologique, violence envers un enfant, mort animale et quelques images sanglantes. Des apparitions et des sursauts restent présents.

Avec Essie Davis, Noah Wiseman, Hayley McElhinney.

Où le voir en France :

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#2

Relic (2020)

Deuil familialInterdit −12 ans · CNC

Natalie Erika James · 89 min

Trois générations face à une présence qui se dérobe

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Pourquoi le voir après Hérédité : Relic retrouve la peur de recevoir quelque chose de sa famille sans pouvoir s’y soustraire. La maison, les silences et le déclin d’un proche deviennent indissociables. Le rapprochement avec Hérédité tient à cette intimité malade, davantage qu’à une accumulation de signes sataniques.

Le pitch : Après la disparition d’Edna, sa fille Kay et sa petite-fille Sam se rendent dans la maison familiale. Le retour de la vieille femme ne dissipe pas leur inquiétude.

Ce qui diffère : Natalie Erika James choisit une progression lente, mélancolique, centrée sur le vieillissement et la perte d’autonomie. Ce n’est pas une chasse aux indices de secte ; le malaise touche d’abord au soin et à la peur de perdre quelqu’un avant sa mort.

À qui il convient : Pour ceux qui acceptent une horreur métaphorique, des espaces étouffants et une place importante laissée au chagrin.

À savoir avant la séance : Déclin cognitif, dépendance, enfermement, blessures et transformations corporelles parfois graphiques. Le registre mélancolique ne signifie pas une absence de gore.

Avec Emily Mortimer, Bella Heathcote, Robyn Nevin.

Où le voir en France :

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#3

Lake Mungo (2008)

Deuil familialVidéo FR : −12 · fiche Fnac

Joel Anderson · 87 min

Une famille tente de comprendre une absence

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Pourquoi le voir après Hérédité : Lake Mungo partage avec Hérédité une idée douloureuse : vivre avec quelqu’un ne garantit pas de le connaître. Le deuil conduit les proches à scruter des images et à réinterpréter des souvenirs. L’angoisse naît moins d’une attaque que de ce qui manque dans le portrait de famille.

Le pitch : Après la noyade d’une adolescente, les Palmer racontent des phénomènes inhabituels. Entretiens, photographies et vidéos composent une enquête sur sa disparition et sur la vie qu’ils connaissaient mal.

Ce qui diffère : Joel Anderson adopte la forme d’un faux documentaire, pas celle d’une fiction familiale classique. Très lent et construit sur l’observation, le film demande de regarder les images plutôt que d’attendre une succession de manifestations occultes.

À qui il convient : Pour ceux qui aiment les témoignages contradictoires, les archives familiales et une peur qui passe par l’absence.

À savoir avant la séance : Noyade, mort d’adolescente, brève image de cadavre et contenu sexuel. Peu de sursauts, mais un choc visuel peut marquer durablement.

Avec Rosie Traynor, David Pledger, Martin Sharpe.

Où le voir en France :

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L’isolement : une ferme, un chalet et aucun refuge

Ces deux films retirent peu à peu la possibilité de prendre du recul. Le huis clos familial devient éprouvant, avec une noirceur à prendre au sérieux.

#4

The Dark and the Wicked (2020)

IsolementClassification FR non confirmée

Bryan Bertino · 95 min

Au chevet d’un père, aucun refuge

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Pourquoi le voir après Hérédité : Le lien avec Hérédité est particulièrement net dans le mélange de culpabilité familiale, de mort annoncée et de menace qui gagne les pièces les plus ordinaires. La ferme n’offre aucune respiration : même rester auprès d’un parent devient une source de terreur. C’est le choix le plus implacable de cette sélection.

Le pitch : Louise et Michael reviennent à la ferme familiale auprès de leur père mourant. Leur mère se comporte étrangement, et les incidents donnent bientôt un autre sens à leur séjour.

Ce qui diffère : Bryan Bertino développe moins les conflits d’une grande famille et privilégie une horreur frontale, répétée, sans beaucoup de répit. Il faut le choisir pour sa noirceur et son sentiment d’impuissance, pas pour une enquête où chaque détail recevrait une explication rassurante.

À qui il convient : Pour ceux qui veulent retrouver une terreur domestique très noire et supportent un récit profondément désespéré.

À savoir avant la séance : Suicides, automutilations, violences graphiques, deuil et mort animale. Plusieurs sursauts appuyés. À écarter si vous cherchez une séance simplement mystérieuse ou peu violente.

Avec Marin Ireland, Michael Abbott Jr., Xander Berkeley.

Où le voir en France :

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#5

The Lodge (2019)

IsolementVidéo FR : −12 · Metropolitan

Veronika Franz et Severin Fiala · 108 min

Une famille recomposée enfermée dans la neige

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Pourquoi le voir après Hérédité : The Lodge retrouve les rancœurs et la culpabilité qui rendent la cellule familiale dangereuse avant même que l’horreur s’installe. Les enfants et la nouvelle compagne de leur père ne partagent ni le même deuil ni les mêmes repères. Le décor fermé donne à chaque silence une portée menaçante.

Le pitch : Peu avant Noël, une jeune femme séjourne dans un chalet isolé avec les deux enfants de son compagnon. La neige les coupe du dehors, tandis que leur méfiance réciproque grandit.

Ce qui diffère : Veronika Franz et Severin Fiala entretiennent une ambiguïté liée au traumatisme et à la religion. Le film est cruel et froid, plus proche d’un piège psychologique que d’une mythologie occulte à explorer. Son isolement hivernal contraste avec le cadre domestique plus ouvert d’Hérédité.

À qui il convient : Pour ceux qui aiment les huis clos inconfortables et acceptent de ne pas savoir immédiatement à quoi attribuer la menace.

À savoir avant la séance : Suicide montré, deuil parental, emprise religieuse, violences psychologiques et enfants en danger. Quelques images sanglantes ; la violence émotionnelle est particulièrement rude.

Avec Riley Keough, Jaeden Martell, Lia McHugh.

Où le voir en France :

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Le rituel : vouloir rappeler les morts

Ici, le désir de retrouver un proche mène directement à une entreprise occulte.

#6

Anything for Jackson (2020)

RituelVidéo FR : −12 · fiche Fnac

Justin G. Dyck · 97 min

Le deuil pousse deux grands-parents vers un rituel

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Pourquoi le voir après Hérédité : Anything for Jackson rejoint Hérédité là où la douleur familiale devient un désir dangereux de reprendre le contrôle sur la mort. Le rituel n’est pas un simple décor : il découle directement de la perte d’un enfant. L’intimité du couple rend cette démarche d’autant plus dérangeante.

Le pitch : Après la mort de leur petit-fils, Henry et Audrey enlèvent une femme enceinte. Ils veulent utiliser un rituel pour faire revenir l’enfant, sans maîtriser les forces qu’ils sollicitent.

Ce qui diffère : Justin G. Dyck annonce rapidement l’entreprise occulte et multiplie les manifestations surnaturelles. Le film comporte aussi un humour noir décalé : il est moins solennel et moins patient qu’Hérédité, sans être moins brutal dans certaines scènes.

À qui il convient : Pour ceux qui veulent des invocations, des apparitions et un couple âgé au centre de l’horreur plutôt qu’une famille observée sur la durée.

À savoir avant la séance : Enlèvement, grossesse menacée, mort d’enfant, suicides et blessures sanglantes détaillées. Des apparitions soudaines ; l’humour noir ne rend pas la violence anodine.

Avec Sheila McCarthy, Julian Richings, Konstantina Mantelos.

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La menace familiale : pouvoirs et secrets occultes

Deux écarts assumés : l’enfance surnaturelle d’un côté, l’enquête criminelle de l’autre. Ni l’un ni l’autre ne reproduit la construction d’Hérédité.

#7

The Innocents (2021)

Menace familialeInterdit −12 ans · CNC

Eskil Vogt · 117 min

L’enfance inquiétante, loin du regard des adultes

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Pourquoi le voir après Hérédité : The Innocents prolonge la peur d’un danger que les liens familiaux ne suffisent pas à contenir. Les rapports entre enfants, et notamment entre deux sœurs, font basculer le quotidien vers une cruauté difficile à regarder. Comme chez Ari Aster, l’angoisse vient aussi de la vulnérabilité des plus jeunes.

Le pitch : Pendant les vacances d’été, des enfants d’une banlieue norvégienne découvrent d’étranges pouvoirs. Leurs jeux prennent une tournure inquiétante à l’écart des adultes.

Ce qui diffère : Il ne s’agit ni d’un film de secte ni d’un rituel satanique. Eskil Vogt part de pouvoirs surnaturels et de la manière dont des enfants expérimentent leurs limites. La lumière estivale et les espaces de jeux remplacent le gothique familial.

À qui il convient : Pour ceux qui cherchent une horreur morale et sensorielle, où des gestes enfantins deviennent menaçants sans qu’un adulte en mesure aussitôt la portée.

À savoir avant la séance : Violences commises par et sur des enfants, cruauté animale, harcèlement lié au handicap et blessures graphiques. Le décor lumineux ne rend pas ce film doux.

Avec Rakel Lenora Fløttum, Alva Brynsmo Ramstad, Sam Ashraf.

Où le voir en France :

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#8

Longlegs (2024)

Menace familialeInterdit −12 ans · CNC

Osgood Perkins · 101 min

Les secrets familiaux sous la forme d’une enquête

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Pourquoi le voir après Hérédité : Longlegs retrouve l’impression qu’une menace occulte peut se cacher dans l’histoire d’une famille et contaminer le quotidien. Les intérieurs ordinaires, les cadres où l’on cherche quelque chose et le travail sonore nourrissent un malaise persistant. Le rapprochement est une affaire d’atmosphère et de secrets, pas de récit identique.

Le pitch : Lee Harker, agente du FBI, enquête sur une série de meurtres. Des indices occultes donnent à l’affaire une dimension qui dépasse la seule recherche d’un criminel.

Ce qui diffère : Osgood Perkins organise le film autour d’une enquête policière et de ses indices. Le drame familial n’occupe donc pas le premier plan de la même manière. C’est le choix à privilégier si vous voulez un fil narratif criminel, plutôt qu’une longue immersion dans une famille en crise.

À qui il convient : Pour ceux qui aiment suivre une enquête tout en observant des détails inquiétants dans les pièces et les arrière-plans.

À savoir avant la séance : Meurtres familiaux, enfants menacés, suicides, automutilation et images gore ponctuelles. Des ruptures sonores et des apparitions brusques peuvent surprendre.

Avec Maika Monroe, Nicolas Cage, Blair Underwood.

Où le voir en France :

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Que regarder ensuite selon ce qui vous a marqué ?

Pour retrouver les rites et l’emprise collective plutôt que la tragédie d’un foyer, les films comme Midsommar prolongent un autre versant du cinéma d’Ari Aster. Si l’invocation vous intéresse davantage, la sélection de films de possession et d’exorcisme distingue le doute du rituel.

La maison devient-elle votre principale source d’angoisse ? Les films d’horreur en maison hantée élargissent ce motif, déjà présent dans Relic. Pour l’enquête de Longlegs, notre critique du film précise le regard MovieHunt. D’autres points de départ vous attendent dans le hub Films comme….

Sources et vérifications

FAQ — Films comme Hérédité

Quel film ressemble le plus à Hérédité ?

The Dark and the Wicked est le rapprochement le plus direct pour une famille confrontée à une mort annoncée et à une menace maléfique dans son propre foyer. Il est toutefois plus frontal, très violent et particulièrement désespéré. Si vous cherchez surtout le deuil et les tensions entre une mère et son enfant, Mister Babadook est plus pertinent. Le choix dépend de ce qui vous a marqué dans Hérédité.

Hérédité et Hereditary sont-ils le même film ?

Oui. Hérédité est le titre français de Hereditary, le film d’Ari Aster sorti en 2018. Les deux noms désignent donc la même œuvre, pas un remake ni une suite. Pour chercher un film proche, le titre seul ne suffit pas : son drame familial, son travail du deuil et sa menace occulte conduisent vers des recommandations différentes, de Mister Babadook à Anything for Jackson.

Quel film choisir après Hérédité pour les rituels occultes ?

Anything for Jackson place un rituel au centre de son histoire : deux grands-parents endeuillés tentent de faire revenir leur petit-fils. Il est plus démonstratif qu’Hérédité et comporte des apparitions, de l’humour noir et une violence graphique réelle. Longlegs convient davantage si vous préférez une enquête traversée par l’occulte. The Innocents s’en éloigne : ses pouvoirs inquiétants ne relèvent pas d’un rituel satanique.

Quels films comme Hérédité choisir pour une peur lente ?

Lake Mungo est le choix le plus contemplatif de cette sélection : son faux documentaire avance par témoignages, archives et silences autour d’une adolescente disparue. Relic propose une progression lente et mélancolique face au déclin d’une mère. The Lodge enferme plutôt ses personnages dans un huis clos cruel. Aucun de ces rythmes lents ne garantit une séance douce : cadavre, blessures ou suicide figurent parmi leurs limites respectives.

BM

Article rédigé par Ben de MovieHunt — critiques et analyses cinéma basées sur 5 critères artistiques et techniques.