12 films de possession et d’exorcisme, du doute au rituel — Possession

12 films de possession et d’exorcisme, du doute au rituel

Liste
22 octobre 2026
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De L'Exorciste aux rituels coréens : 12 films de possession et d'exorcisme, avec gore, intensité et scènes sensibles.

Pour un repère, L'Exorciste ; pour le doute, sa suite de 1990 et A Dark Song ; pour un rituel venu d'ailleurs, The Vigil, The Old Ways, The Strangers ou Exhuma ; pour une possession plus singulière, Late Night with the Devil, La Main ou When Evil Lurks, réservés aux spectateurs aguerris.

En bref

Douze films en trois parcours : le doute et la foi, les rituels hors des codes hollywoodiens, les possessions modernes. L'Exorciste est l'unique grand repère ; le reste est international et de genre. Chaque fiche indique le niveau de gore, d'intensité et les scènes sensibles : la sélection vise un public adulte, et deux titres sont interdits aux moins de 16 ans en France.

Ici, le doute compte davantage que le démon : tous ces films posent la question de ce que l'on croit voir, pas seulement celle de la créature. La liste écarte les possessions les plus attendues pour réunir des titres internationaux, de genre et plus rares, avec L'Exorciste comme seul grand repère.

Plusieurs titres contiennent des scènes très graphiques, signalées une à une. Si vous voulez limiter les images sanglantes, nos films d'horreur sans gore misent sur l'ambiance et la suggestion. La disponibilité de chaque film en France s'affiche dans le module JustWatch de sa fiche ; certains titres sont peu distribués en France et peuvent n'y proposer aucune offre.

Choisir selon l'expérience recherchée

Votre envie Les films Gore
Avoir peur surtout par l'ambiance The Vigil
Luz
Faible
Un rituel long et éprouvant A Dark Song
The Old Ways
Exhuma
Modéré
Le repère et sa suite L'Exorciste
L'Exorciste, la suite
Modéré
Le doute qui bascule dans le sang The Blackcoat's Daughter
The Strangers
Late Night with the Devil
Fort
Le choc moderne, sans filet La Main
When Evil Lurks
Extrême

Le doute et la foi

Ici, la possession sert de test à la foi : des croyants, des sceptiques et des endeuillés cherchent ce qui reste de leurs certitudes. Quatre films où l'on se demande autant « y croit-on ? » que « qu'est-ce que c'est ? ». Pour prolonger la question du doute religieux sans possession, notre critique de Heretic décrit un huis clos théologique avec Hugh Grant : ce n'est pas un film de possession, mais il pose la même question autrement.

#1

L'Exorciste (1973)

Le doute et la foi Intensité : extrême Gore : modéré CNC : -12

1973 • William Friedkin • 2h02 • États-Unis • Ellen Burstyn, Linda Blair, Jason Miller, Max von Sydow

Pourquoi il est ici : L'unique grand repère de cette sélection. Avant le démon, le film pose une question : que reste-t-il de la foi quand la médecine échoue ? Le père Karras, prêtre et psychiatre qui doute, est autant le sujet que la jeune Regan. Le prochain film de la saga, The Exorcist: Martyrs de Mike Flanagan, est une histoire originale : notre point sur le film détaille ce que l'on en sait.

Pour qui : Pour ceux qui veulent le texte fondateur avant les titres plus récents de la liste, et acceptent un premier acte lent d'examens médicaux avant l'exorcisme.

Gore, sursauts et scènes sensibles : Peu de sang à l'échelle du genre, mais des images très dures autour d'une enfant : scène de mutilation avec un crucifix, vomissements, langage obscène et blasphématoire, examens médicaux éprouvants. Un climat d'angoisse constant plus que des sursauts. La version intégrale de 2000 ajoute une dizaine de minutes.

Où le voir en France :

#2

L'Exorciste, la suite (1990)

Le doute et la foi Intensité : forte Gore : modéré CNC : -12

Titre original : The Exorcist III • 1990 • William Peter Blatty • 1h50 • États-Unis • George C. Scott, Ed Flanders, Brad Dourif, Jason Miller

Pourquoi il est ici : William Peter Blatty, l'auteur du roman original, réalise lui-même cette suite directe du film de 1973. Un lieutenant enquête sur des meurtres rituels qui imitent un tueur exécuté quinze ans plus tôt, et la piste mène à un service psychiatrique. La possession n'est qu'un indice que l'on comprend tard ; les longues conversations sur le mal et la foi comptent autant que les apparitions. L'exorcisme final a été ajouté à la demande du studio.

Pour qui : Pour ceux qui préfèrent l'angoisse lente et les dialogues aux effets spectaculaires, et qui connaissent déjà le premier film.

Gore, sursauts et scènes sensibles : Les meurtres, rituels et touchant un enfant et un prêtre, sont surtout décrits, très peu montrés. Un plan-séquence dans un couloir d'hôpital mène à l'un des sursauts les plus célèbres du genre. Thèmes de foi, de folie et de deuil.

Où le voir en France :

#3

A Dark Song (2016)

Le doute et la foi Intensité : forte Gore : modéré

2016 • Liam Gavin • 1h40 • Irlande, Royaume-Uni • Catherine Walker, Steve Oram

Pourquoi il est ici : Pas de possédée à sauver, mais un rituel à mener : une mère endeuillée enferme un occultiste dans une maison galloise pour tenter le rite d'Abramelin et parler à son ange gardien. La foi y devient un chantier de plusieurs mois, avec ses règles et ses privations, et le doute porte sur ce qu'elle cherche vraiment. Deux personnages, une maison, presque aucun effet visible avant la dernière partie.

Pour qui : Pour ceux qui aiment l'horreur lente à deux personnages et acceptent un film qui ne montre le surnaturel que tard.

Gore, sursauts et scènes sensibles : Presque aucun sursaut ; la cruauté est avant tout psychologique : un doigt coupé à la pince, du sang bu, une scène de nudité et d'humiliation, une noyade simulée, des fluides corporels dans les purifications. Le deuil d'un enfant est au cœur du récit.

Où le voir en France :

#4

The Blackcoat's Daughter (2015)

Le doute et la foi Intensité : forte Gore : fort

Titre français : February • 2015 • Osgood Perkins • 1h33 • Canada, États-Unis • Emma Roberts, Kiernan Shipka, Lucy Boynton

Pourquoi il est ici : Dans un pensionnat catholique vidé pour les vacances d'hiver, une élève semble changer, tandis qu'une jeune femme en errance rejoint le même lieu : trois fils de récit se rapprochent peu à peu. La possession reste un soupçon que le film confirme tard, loin des exorcismes spectaculaires ; la foi reste à l'arrière-plan et la solitude fait l'essentiel de la peur. Osgood Perkins a aussi réalisé Longlegs, une enquête occulte qui n'est pas un film de possession : notre avis sur Longlegs.

Pour qui : Pour ceux qui aiment les récits qui se reconstituent comme un puzzle et préfèrent une atmosphère glacée aux effets.

Gore, sursauts et scènes sensibles : La violence arrive d'un coup, sanglante, dans le dernier tiers (meurtres, décapitation) ; les sursauts classiques restent rares. Ambiance de solitude, d'abandon et de dissociation. Le film joue sur la chronologie : il demande d'être attentif pour comprendre qui est qui.

Où le voir en France :

Rituels hors des codes hollywoodiens

Ici, le rituel vient d'ailleurs : veille juive orthodoxe, sorcellerie mexicaine, chamanisme coréen. Quatre films où l'exorcisme ou la cérémonie suit d'autres règles que celles de Rome, et où comprendre le cadre fait déjà partie de la peur.

#5

The Vigil (2019)

Rituel hors Hollywood Intensité : forte Gore : faible CNC : -12

2019 • Keith Thomas • 1h29 • États-Unis • Dave Davis, Menashe Lustig, Malky Goldman, Lynn Cohen

Pourquoi il est ici : Rare film d'horreur ancré dans la tradition juive orthodoxe : un homme qui a quitté sa communauté accepte, contre 500 dollars, de veiller un défunt toute la nuit comme shomer, et se retrouve face à un esprit malveillant, le mazzik. Le rituel est la veille elle-même : réciter, rester, ne pas partir. Un seul lieu, une seule nuit, et un récit qui relie la peur au deuil et au traumatisme de la Shoah.

Pour qui : Pour ceux qui cherchent un rituel peu vu au cinéma, dans un cadre unique, et acceptent des sursauts francs.

Gore, sursauts et scènes sensibles : Peu de sang, mais de nombreux sursauts sonores et des apparitions dérangeantes. Thèmes de deuil, de culpabilité et de traumatisme lié à la Shoah, traités sans minimiser leur poids.

Où le voir en France :

#6

The Old Ways (2020)

Rituel hors Hollywood Intensité : forte Gore : modéré

2020 • Christopher Alender • 1h30 • États-Unis • Brigitte Kali Canales, Andrea Cortés, Julian Lerma, Sal Lopez

Pourquoi il est ici : Une journaliste mexicano-américaine part à Catemaco, dans l'État de Veracruz, enquêter sur la sorcellerie et se retrouve séquestrée par des habitants persuadés qu'elle est possédée ; une bruja pratique l'exorcisme selon les traditions locales. La possession y est ancrée dans un cadre culturel précis plutôt que dans les codes catholiques hollywoodiens, et se mêle au passé de l'héroïne.

Pour qui : Pour ceux qui cherchent un exorcisme loin du modèle américain, filmé comme un thriller de séquestration, et acceptent un film modeste plus que spectaculaire.

Gore, sursauts et scènes sensibles : Captivité, ligotage et violence physique, rituels avec sang et animaux morts (coq, serpents), vomissements de cheveux et de liquide noir. L'héroïne est aussi marquée par la toxicomanie et des pensées suicidaires évoquées.

Où le voir en France :

#7

The Strangers (2016)

Rituel hors Hollywood Intensité : extrême Gore : fort CNC : -12 avec avertissement

Titre original : Gokseong (The Wailing) • 2016 • Na Hong-jin • 2h36 • Corée du Sud • Kwak Do-won, Hwang Jung-min, Jun Kunimura, Chun Woo-hee

Pourquoi il est ici : Dans un village de montagne, des meurtres et une maladie inexpliquée suivent l'arrivée d'un étranger japonais. Un policier maladroit, dont la fille change, fait appel à un chaman pour un rituel (gut) qui ne se passe pas comme prévu. Entre rumeur, folklore coréen et bascule vers le surnaturel, le film refuse longtemps de dire d'où vient le mal.

Pour qui : Pour ceux qui acceptent 2h36 de récit qui passe de la comédie noire à l'effroi, et une fin qui laisse volontairement des doutes.

Gore, sursauts et scènes sensibles : Corps mutilés, vomissements de sang, animaux tués, enfant possédée en grande détresse, intensité psychologique extrême sur la durée. En France, interdit aux moins de 12 ans avec avertissement. À ne pas confondre avec le slasher américain du même titre : ici, titre original Gokseong.

Où le voir en France :

#8

Exhuma (2024)

Rituel hors Hollywood Intensité : forte Gore : modéré

2024 • Jang Jae-hyun • 2h14 • Corée du Sud • Choi Min-sik, Kim Go-eun, Yoo Hae-jin, Lee Do-hyun

Pourquoi il est ici : Une chamane et son assistant, un géomancien et un entrepreneur de pompes funèbres sont engagés pour déplacer la tombe d'un ancêtre et lever la malédiction qui frappe une riche famille. Rituels funéraires, géomancie, possession et exorcisme s'enchaînent, avant un second mouvement lié à l'histoire coloniale japonaise de la Corée. Plus spectaculaire que le reste de cette section, et plus accessible que The Strangers par sa structure : nos 15 films coréens à voir absolument prolongent le voyage.

Pour qui : Pour ceux qui veulent du folklore coréen et un récit en deux temps, enquête puis affrontement, avec une vraie ampleur de mise en scène.

Gore, sursauts et scènes sensibles : Rituels avec carcasses de porc, automutilation lors d'une transe, sang, vomissements et une tête tranchée entrevue. Quelques sursauts, surtout dans la seconde moitié ; la tension est avant tout rituelle.

Où le voir en France :

Possessions modernes, plus singulières

Ici, la possession change de forme : transe sous hypnose, spectacle télévisé, jeu d'adolescents, contagion. Quatre films récents, plus radicaux dans leur forme comme dans leur violence, où le corps devient la scène.

#9

Luz (2018)

Possession moderne Intensité : forte Gore : faible

2018 • Tilman Singer • 1h10 • Allemagne • Luana Velis, Jan Bluthardt, Julia Riedler, Nadja Stübiger

Pourquoi il est ici : Une chauffeuse de taxi, interrogée par la police sous hypnose après un accident, voit l'entité qui la poursuit passer d'un corps à l'autre. Premier long métrage de Tilman Singer, le film tient en 70 minutes de montage heurté et de bande-son saturée : il réinvente la possession par sa forme, et l'on y comprend moins qu'on n'y subit.

Pour qui : Pour ceux qui aiment l'horreur expérimentale, acceptent d'être désorientés et préfèrent un format court de 70 minutes.

Gore, sursauts et scènes sensibles : Peu de sang : le malaise vient du son, de la voix sous hypnose et de la possession d'un personnage. Quelques moments de violence physique et des images de corps déformés.

Où le voir en France :

#10

Late Night with the Devil (2024)

Possession moderne Intensité : forte Gore : fort

2024 • Cameron Cairnes, Colin Cairnes • 1h33 • Australie, Émirats arabes unis, États-Unis • David Dastmalchian, Laura Gordon, Ian Bliss, Fayssal Bazzi

Pourquoi il est ici : Halloween 1977 : une émission de late-night en direct invite une adolescente présentée comme possédée. Le film est monté comme la rediffusion de cette émission, avec ses coulisses filmées en noir et blanc. La possession y devient un spectacle, et la vraie question est de savoir qui en tire profit.

Pour qui : Pour ceux qui aiment les films-concepts à l'esthétique années 70 et acceptent un dernier tiers très violent.

Gore, sursauts et scènes sensibles : Montée progressive jusqu'à un finale sanglant en direct, avec des morts à l'antenne. Possession d'une mineure, référence à un suicide collectif de secte, maladie et mort de l'épouse du présentateur évoquées.

Où le voir en France :

#11

La Main (2023)

Possession moderne Intensité : extrême Gore : fort CNC : -16

Titre original : Talk to Me • 2023 • Danny Philippou, Michael Philippou • 1h35 • Australie • Sophie Wilde, Alexandra Jensen, Joe Bird, Otis Dhanji

Pourquoi il est ici : Des lycéens australiens trouvent un jeu de soirée : serrer une main embaumée et dire « Talk to me » pour laisser un esprit les posséder quelques secondes. Le jeu vire à la dépendance. La possession y est un défi de groupe plus qu'une malédiction, et le deuil de l'héroïne en est le moteur.

Pour qui : Pour ceux qui veulent un film récent, rapide et très physique, porté par des adolescents, qui touche aussi au deuil.

Gore, sursauts et scènes sensibles : Un adolescent se frappe la tête contre une table et s'abîme un œil, automutilations, suicide et deuil maternel, une enfant en danger, effets pratiques éprouvants. Plusieurs sursauts efficaces. Interdit aux moins de 16 ans.

Où le voir en France :

#12

When Evil Lurks (2023)

Possession moderne Intensité : extrême Gore : extrême CNC : -16

Titre original : Cuando acecha la maldad • 2023 • Demián Rugna • 1h39 • Argentine • Ezequiel Rodríguez, Demián Salomón, Silvina Sabater, Luis Ziembrowski

Pourquoi il est ici : Deux frères découvrent dans les bois un homme « pourri », sur le point de donner naissance à un démon, et tentent de s'en débarrasser sans connaître les règles : toucher, tuer ou fuir peut propager le mal. La possession y est une contagion aux interdits précis, dans une Argentine rurale où personne ne vient aider.

Pour qui : Pour ceux qui cherchent le choc le plus radical de la liste et acceptent un film sans réconfort, où personne n'est épargné.

Gore, sursauts et scènes sensibles : Violences extrêmes sur des enfants, un chien qui attaque une fillette puis est abattu, coup de hache, éviscération, cannibalisme, gore abondant et ton nihiliste. Interdit aux moins de 16 ans : à éviter si la violence envers les enfants ou les animaux vous est insupportable, c'est le film le plus dur de la liste.

Où le voir en France :

Par où commencer

Pour poser les bases, L'Exorciste, puis sa suite pour l'enquête. Pour un rituel inoubliable, The Strangers ; pour un rituel moins connu, The Old Ways ou The Vigil. Pour un choc moderne, La Main ou When Evil Lurks.

FAQ — films de possession et d'exorcisme

Quel est le meilleur film d'exorcisme ?

L'Exorciste (1973) reste la référence : il a fixé les codes du genre, du prêtre qui doute aux examens médicaux qui échouent. Pour un exorcisme loin du modèle américain, The Old Ways le transpose dans la sorcellerie mexicaine, et The Strangers dans le chamanisme coréen. Tous restent réservés à un public adulte.

Quel film de possession regarder sans trop de gore ?

The Vigil mise sur les sursauts et l'ambiance plus que sur le sang, et Luz sur le malaise sonore en 70 minutes. L'Exorciste, la suite et A Dark Song restent modérés, mais abordent des thèmes durs (deuil, meurtres rituels). Aucun de ces films n'est sans frisson : à adapter à votre seuil.

Quels films de possession et de rituels coréens regarder ?

The Strangers (Gokseong, 2016) est le plus noir et le plus ambigu : 2h36, rituel chamanique, violence extrême. Exhuma (2024) est plus spectaculaire, entre géomancie, exorcisme et histoire coloniale. Les deux demandent un public adulte et averti.

Quels films de possession récents sont les plus violents ?

When Evil Lurks (2023) est le plus dur de la liste : violences sur des enfants et des animaux, gore extrême, interdit aux moins de 16 ans. La Main (2023, -16) mêle automutilation et deuil, et Late Night with the Devil (2024) monte jusqu'à un finale sanglant en direct.

Faut-il voir L'Exorciste avant The Exorcist: Martyrs ?

Non : rien n'est nécessaire pour suivre The Exorcist: Martyrs, qui est une histoire originale de Mike Flanagan, ni un remake ni une suite directe. Le film de 1973 reste conseillé pour la culture du genre, et sa suite de 1990 est un bon prolongement pour ceux qui préfèrent l'enquête.

BM

Article rédigé par Ben de MovieHunt — critiques et analyses cinéma basées sur 5 critères artistiques et techniques.