
Backrooms (A24) : faut-il attendre le film du plus jeune réalisateur du studio ?
Kane Parsons, 20 ans, adapte le mème viral Backrooms pour A24. Chiwetel Ejiofor au casting. Sortie américaine imminente.
DERNIÈRE MISE À JOUR — 26 MAI 2026
Sortie américaine de Backrooms confirmée au 27 mai 2026. Le profil Vanity Fair sur Kane Parsons vient de paraître. Chiwetel Ejiofor et Renate Reinsve au casting. James Wan et Shawn Levy à la production.
Oui, Backrooms mérite votre attention. A24 a confié l'adaptation du mème horrifique le plus célèbre d'internet à Kane Parsons, 20 ans — le plus jeune réalisateur jamais associé au studio. Chiwetel Ejiofor et Renate Reinsve au casting, James Wan et Shawn Levy à la production. Sortie américaine le 27 mai 2026.
On ne pensait pas qu'un couloir jaune et une moquette usée suffiraient à convaincre A24 de financer un long-métrage. On avait manifestement tort — et c'est peut-être la meilleure nouvelle du calendrier horreur de cette année.
Informations clés
- Titre : Backrooms
- Réalisateur : Kane Parsons
- Casting : Chiwetel Ejiofor, Renate Reinsve
- Production : James Wan, Shawn Levy
- Studio : A24
- Sortie US : 27 mai 2026
- Source : Vanity Fair (profil Kane Parsons, mai 2026)
Le phénomène Backrooms : d'une photo angoissante à une mythologie internet
Tout part d'une image publiée en 2019 sur 4chan : une pièce vide, un sol recouvert de moquette jaune poisseuse, un faux plafond avec des néons bourdonnants. Pas de portes visibles. Pas de fenêtres. Juste cette impression oppressante d'être tombé derrière le décor du monde réel — dans un espace qui n'aurait jamais dû exister.
La légende s'emballe rapidement. Les forums imaginent des "niveaux", des créatures, des règles de survie. Le concept devient une creepypasta : un récit d'horreur collaboratif construit collectivement sur Reddit, YouTube et TikTok. Des milliers de vidéos, de fan fictions, de jeux indépendants. Les Backrooms deviennent en quelques années l'une des mythologies horrifiques les plus riches jamais générées par internet.
Ce qui distingue les Backrooms des autres mèmes : l'horreur n'est pas dans le monstre, mais dans le vide. L'espace lui-même est la menace. Ce sentiment de déréalisation — être dans un lieu familier mais fondamentalement faux — touche quelque chose d'universel que les films d'horreur classiques atteignent rarement.
Kane Parsons, 20 ans : comment une vidéo YouTube devient un long-métrage A24
Kane Parsons n'a pas attendu Hollywood. À 16 ans, il tourne et publie sur YouTube une série de courts-métrages Backrooms en found footage. Les vidéos dépassent les millions de vues. A24 le repère, le contacte, et lui propose de réaliser l'adaptation officielle.
Parsons devient ainsi le plus jeune réalisateur jamais associé à A24 — à 20 ans au moment de la sortie du film. C'est un pari rare dans un secteur où les premières réalisations sont habituellement réservées à des cinéastes déjà adoubés par le circuit des festivals. A24 fait ici le même pari que pour Ari Aster avec Hereditary ou Robert Eggers avec The Witch : miser tôt sur une vision singulière plutôt que sur une valeur sûre.
Le profil Vanity Fair publié quelques jours avant la sortie confirme que Parsons est resté profondément impliqué dans chaque décision créative. Ce n'est pas un réalisateur mis en place pour légitimer un projet d'exploitation — c'est l'auteur du concept original qui supervise son adaptation.
Chiwetel Ejiofor et Renate Reinsve : un casting qui ancre le film dans le réel
Chiwetel Ejiofor (12 Years a Slave, Doctor Strange, Children of Men) apporte une gravité immédiate à un projet qui aurait pu rester dans le registre purement formel. Sa présence signale que Backrooms cherche à exister comme un vrai film de genre dramatique, pas comme un exercice d'atmosphère sans personnages.
Renate Reinsve, révélation de The Worst Person in the World d'Joachim Trier et depuis confirmée à l'international, ajoute une dimension émotionnelle rare dans ce type de film. C'est le genre de casting qui rassure sur les intentions narratives du projet — l'horreur ne sera pas seulement sensorielle.
Ensemble, ils forment un duo dont la dynamique reste encore inconnue, mais dont la seule existence dans un film Backrooms dit quelque chose : A24 et Kane Parsons veulent faire quelque chose qui dure après le générique, pas juste pendant.
James Wan et Shawn Levy en production : des ambitions commerciales assumées
James Wan (Saw, The Conjuring, Insidious) est l'un des producteurs les plus influents du cinéma d'horreur contemporain. Sa présence en production garantit une maîtrise des codes du genre et un regard sur ce qui fonctionne commercialement. Il ne réalise pas — il structure.
Shawn Levy (Free Guy, Deadpool & Wolverine, Stranger Things) apporte quant à lui une expertise dans les franchises populaires et les films à fort potentiel d'audience large. Sa présence suggère que Backrooms n'est pas conçu comme un film de niche pour fans du mème — il est pensé pour toucher bien au-delà.
La combinaison Wan + Levy + A24 est inhabituelle et intéressante : le sérieux artistique du studio (qui a produit Midsommar, Hereditary, The Witch) rencontre une ambition commerciale assumée. Si le pari fonctionne, Backrooms pourrait être le premier film A24 à conquérir à la fois les cinéphiles et le grand public.
Ce qu'on attend — et ce qu'on surveille de près
Le vrai sujet du film reste encore largement inconnu. Les Backrooms comme concept sont riches visuellement mais narrativement ouverts : la mythologie internet n'impose aucun récit précis, seulement un univers. Kane Parsons a donc une liberté totale — ce qui est à la fois l'atout et le risque principal du projet.
Ce qu'on attend : la même horreur existentielle que les meilleures vidéos YouTube de Parsons, amplifiée par un vrai budget, deux acteurs de premier plan et la direction artistique d'A24. L'horreur du vide, de l'espace sans sortie, de la familiarité devenue menaçante.
Ce qu'on surveille : la tentation de trop expliquer. La force des Backrooms est dans ce qu'ils ne disent pas. Si le film construit un lore trop explicite ou impose une menace trop définie, il risque de perdre ce qui faisait la singularité du mème. Pour aller plus loin sur l'univers du film avant sa sortie, notre analyse complète de Backrooms et de son potentiel found footage reste la meilleure introduction.
FAQ — Backrooms, le film A24
C'est quoi les Backrooms ?
Les Backrooms sont un mème horrifique né en 2019 sur 4chan : une image d'une pièce vide avec moquette jaune et néons bourdonnants, présentée comme un espace "derrière le décor du monde réel". Le concept a été développé collaborativement sur Reddit et YouTube en une mythologie complète avec niveaux, créatures et règles de survie. C'est l'une des creepypastas les plus populaires d'internet.
Qui est Kane Parsons, le réalisateur de Backrooms ?
Kane Parsons est un réalisateur américain de 20 ans qui a commencé à filmer des courts-métrages Backrooms en found footage sur YouTube à 16 ans. Ses vidéos ont dépassé plusieurs millions de vues et attiré l'attention d'A24, qui lui a proposé de réaliser l'adaptation officielle. Il devient ainsi le plus jeune réalisateur jamais associé au studio.
Backrooms est-il un film found footage ?
Les courts-métrages originaux de Kane Parsons sur YouTube utilisaient le found footage, un format naturellement adapté à l'esthétique des Backrooms. Le long-métrage A24 n'a pas encore révélé son format officiel, mais l'influence du found footage — caméra portée, grain vidéo, sentiment d'authenticité — est très probable compte tenu de l'ADN du projet et du style de Parsons.
Quand sort Backrooms en France ?
Backrooms sort aux États-Unis le 27 mai 2026. La date de sortie française n'a pas encore été annoncée officiellement. En règle générale, les films A24 sortent en France avec un décalage de quelques semaines à quelques mois selon les accords de distribution. À suivre sur les pages officielles d'A24 et des distributeurs français.
Backrooms ressemble à quel film d'horreur ?
Par son esthétique et son concept, Backrooms évoque The Blair Witch Project pour le found footage atmosphérique, Skinamarink pour l'horreur de l'espace domestique perturbé, et Host pour la tension à petit budget. Le lien avec A24 le rapproche aussi de la veine Hereditary ou Midsommar — horreur conceptuelle et chargée émotionnellement plutôt que gore frontal.
Article rédigé par la rédaction MovieHunt — critiques et analyses cinéma basées sur 5 critères artistiques et techniques.
