Backrooms (2026) : critique — un concept fascinant, une histoire qui déçoit — Backrooms
Note: 4/10

Backrooms (2026) : critique — un concept fascinant, une histoire qui déçoit

Critique de film
18 juillet 2026
BackroomsKane Parsonshorreur

Backrooms (2026) : le concept viral des espaces liminaux fascine, mais l'histoire et la fin déçoivent. 4/10.

Où regarder ce film en streaming ?

Backrooms se regarde une fois, porté par un concept fascinant que le film ne parvient jamais à transformer en vraie histoire. Kane Parsons adapte son propre phénomène viral avec Chiwetel Ejiofor en tête d'affiche, mais l'exploration des espaces liminaux tourne court avant la fin. Note MovieHunt : 4/10.

On voulait aimer ce nouveau chapitre des Backrooms — le concept le méritait. Le film, un peu moins. Né d'une simple photo virale sur Internet devenue mythologie collective, l'univers des espaces liminaux avait tout pour donner un grand film d'horreur au cinéma. Kane Parsons, créateur de la série YouTube qui a développé sa propre mythologie des Backrooms, en signe ici l'adaptation officielle, entouré d'un casting bien plus étoffé que ce à quoi le genre found footage nous a habitués : Chiwetel Ejiofor, Renate Reinsve et Mark Duplass se retrouvent piégés dans le sous-sol d'un magasin de meubles, derrière une porte qui n'aurait jamais dû exister.

Où voir Backrooms en streaming ou en VOD ?

Backrooms est disponible à l'achat et à la location numérique aux États-Unis depuis le 14 juillet 2026. En France, sa disponibilité VOD n'est pas confirmée à ce jour — au 18 juillet 2026, la fiche Prime Video France affiche le film comme temporairement indisponible. Les plateformes et les catalogues évoluant rapidement, consultez notre page mise à jour sur la disponibilité de Backrooms en streaming et en VOD.

Backrooms (2026) - un couloir des espaces liminaux
Backrooms (2026) — Kane Parsons — Horreur, Mystère, Science-fiction

Les Backrooms, c'est quoi ?

Les Backrooms sont une légende horrifique née sur Internet, souvent qualifiée de creepypasta. Le phénomène apparaît en 2019 sur le forum 4chan, lorsqu'une photographie montrant des pièces vides aux murs jaunes, éclairées par des néons, est accompagnée d'un court récit inquiétant. Ce lieu immense serait caché derrière notre réalité, comme un espace oublié qui ne devrait pas exister.

Selon cette histoire, on peut tomber dans les Backrooms en faisant un « noclip » hors de la réalité. Le mot vient du jeu vidéo : il désigne le moment où un personnage traverse accidentellement un mur ou le sol à cause d'un bug. La personne se retrouve alors prisonnière d'un labyrinthe apparemment infini, composé de couloirs répétitifs, de moquettes humides et de lumières qui bourdonnent sans interruption.

Le malaise vient de ce que l'on appelle les espaces liminaux : des lieux normalement familiers — bureaux, hôtels, centres commerciaux ou salles d'attente — qui deviennent inquiétants lorsqu'ils sont entièrement vides. Ils donnent l'impression d'être à la fois connus et anormalement déconnectés du monde réel.

Au fil des années, les internautes ont enrichi cette légende collective avec différents niveaux, des règles de survie et des créatures. Kane Parsons n'a pas inventé les Backrooms, mais sa série de courts métrages publiée sur YouTube à partir de 2022 a développé sa propre mythologie en found footage. Le film de 2026 adapte principalement cette version de l'univers.

De quoi parle le film Backrooms ?

Une étrange porte apparaît dans le sous-sol d'un magasin de meubles. Ceux qui la franchissent se retrouvent piégés dans un dédale de couloirs jaunâtres, à la moquette humide et aux néons grésillants — un espace qui n'obéit ni à la géographie, ni à la logique, ni au temps. Plus les personnages avancent, plus ils découvrent que ces "niveaux" cachent d'autres règles, d'autres dangers, et peut-être une sortie.

Le film reste volontairement évasif sur les mécanismes exacts de cet univers, fidèle en cela à l'esprit participatif et fragmentaire du phénomène Internet dont il est issu. C'est une force pour l'ambiance ; ça devient vite un problème pour le récit, comme on le verra plus bas.

Ce qui fonctionne

Le principal atout de Backrooms, c'est qu'il n'a rien eu à inventer : le concept existait déjà, affiné pendant des années par une communauté entière sur Internet, et le film en hérite directement. Pour les fans du format original, retrouver ces couloirs jaunâtres et ce silence oppressant sur grand écran a valeur d'événement.

L'autre réussite tient à la direction artistique. Le design des espaces liminaux — ces lieux familiers rendus inquiétants par leur vide, leur symétrie imparfaite et leur éclairage au néon — porte l'essentiel de l'inspiration visuelle du film. Là où beaucoup d'horreurs récentes misent sur le jump scare, Backrooms mise sur le malaise diffus d'un décor qui semble toujours légèrement faux, et ça fonctionne, au moins pendant la première moitié du film.

Les réserves

Le problème central de Backrooms tient à son scénario, qui peine à transformer un bon concept en histoire captivante. Le film progresse par accumulation de niveaux et de dangers, sans que les enjeux dramatiques des personnages ne prennent réellement le dessus sur la simple découverte de décor. On regarde avec curiosité, rarement avec tension.

La fin cristallise cette faiblesse : après avoir multiplié les pistes sur la nature de cet univers, le film referme son histoire sans véritable explication, laissant une impression de conclusion frustrante plutôt qu'ouverte. Difficile de ne pas ressentir une forme de déception une fois le concept posé — on aurait aimé que le film explore davantage ses différents niveaux plutôt que de les traverser à toute vitesse pour atteindre son dénouement.

Backrooms (2026) - Chiwetel Ejiofor dans les espaces liminaux
Backrooms (2026) — Universal Pictures / Atomic Monster

Le casting et l'équipe technique

Chiwetel Ejiofor incarne Clark, le personnage central piégé dans les Backrooms, aux côtés de Renate Reinsve et Mark Duplass dans des rôles secondaires.

Derrière la caméra, Kane Parsons, créateur de la série YouTube qui a développé sa propre mythologie des Backrooms, signe avec Backrooms sa première incursion dans le long métrage. Le scénario est signé Will Soodik.

En bref

Note : 4/10

Qualité principale : un concept viral fidèlement transposé, une direction artistique réussie

Défaut principal : un scénario qui ne creuse pas assez son propre univers, une fin frustrante

Public conseillé : les curieux du phénomène Backrooms (même sans le connaître au préalable) et les amateurs d'esthétique liminale, à voir une fois

Notre verdict

4/10 Note MovieHunt
Ce que retient la rédaction

Un concept d'horreur parmi les plus originaux de l'année, desservi par une histoire qui n'exploite jamais tout son potentiel. Backrooms se laisse regarder une fois, que vous connaissiez déjà le phénomène en ligne dont il est tiré ou que vous le découvriez avec le film — dans les deux cas, l'envie d'en savoir plus sur cet univers risque de rester plus grande que ce que le film propose réellement.

Ce qui fonctionne
  • La direction artistique — les espaces liminaux sont fidèlement et efficacement recréés
  • Chiwetel Ejiofor — une présence qui ancre le film malgré un scénario limité
Le bémol
  • Une fin frustrante qui laisse le concept largement sous-exploité

À recommander aux curieux du phénomène Backrooms, pas à ceux qui cherchent une grande histoire d'horreur. Le décor impressionne ; le récit, lui, reste à la porte.

Retrouvez la fiche complète de Backrooms sur MovieHunt — note détaillée, points forts et points faibles.

Fin de Backrooms expliquée : que devient Mary ?

Attention, spoilers

Cette partie révèle le dénouement de Backrooms. Elle propose une lecture des indices du film, pas une réponse officielle à toutes les zones d'ombre laissées par Kane Parsons.

Mary est-elle vraiment sortie des Backrooms ?

Le film ne le dit pas — c'est une ambiguïté volontaire, pas un oubli.

Poursuivie par « Pirate Clark », une version monstrueuse de Clark née de sa propre rage, Mary parvient à s'échapper jusqu'à croiser les scientifiques d'Async, une entreprise reconvertie dans l'étude des Backrooms après leur découverte. Lors de son interrogatoire, l'un d'eux, Phil (Mark Duplass), lui répond littéralement ne pas savoir ce qu'il adviendra d'elle.

Le réalisateur Kane Parsons a confirmé vouloir laisser cette issue ouverte plutôt que de la "dicter verbalement" au public, tout en précisant que les événements montrés à l'écran ne sont pas un rêve.

Que devient Clark ?

Clark meurt, tué par sa propre version monstrueuse.

« Pirate Clark », créature mutante inspirée de la mascotte du magasin de meubles de Clark, finit par tuer le vrai Clark avant de se lancer à la poursuite de Mary.

La créature est ensuite capturée par Async et enfermée pour être étudiée, au même titre que les autres phénomènes ramenés des Backrooms.

Pourquoi voit-on une autre Mary à la fin ?

Une version « Still Life » de Mary apparaît dans une pièce reconstituée, sans que le film précise si elle remplace la vraie Mary ou coexiste avec elle.

Le film suggère, sans le confirmer explicitement, que les Backrooms absorbent et recopient imparfaitement ce qu'elles traversent — ce qui expliquerait les pièces presque familières et les copies humaines incomplètes croisées pendant l'exploration.

Mary s'est échappée physiquement de la salle d'interrogatoire. Mais rien dans le film ne confirme si cette échappée est définitive, ce qui rejoint le sort volontairement laissé en suspens évoqué plus haut.

Que signifie vraiment le dernier plan ?

Une fin ouverte, mais pas vide de sens.

Le dénouement ne donne pas d'explication scientifique complète de l'origine des Backrooms. Il précise plutôt leur fonctionnement : ce monde ne se contente pas d'emprisonner ses visiteurs, il semble aussi recycler leur mémoire pour continuer à s'étendre.

Cette ambiguïté reste volontaire. Le film ne referme ni le sort de Mary, ni la création exacte des Backrooms, ni les objectifs réels d'Async — de quoi frustrer une partie du public, mais aussi de quoi nourrir une éventuelle suite.

Backrooms (2026) : un concept qu'on n'a pas fini d'explorer

Backrooms confirme une chose : le concept des espaces liminaux a largement de quoi nourrir un film d'horreur marquant — celui-ci n'en est qu'une première tentative, pas l'aboutissement. Malgré ses réserves, le film reste l'un des vrais phénomènes de salle de 2026, aux côtés d'Obsession. Si l'ambiance des lieux impossibles vous intéresse plus que ce film en particulier, notre sélection de films d'horreur dans des lieux impossibles creuse davantage ce registre.

FAQ — Backrooms (2026)

Backrooms vaut-il le coup ?

Backrooms vaut le détour pour son ambiance visuelle et sa fidélité au phénomène original, mais déçoit par son scénario et sa fin peu satisfaisante. Note MovieHunt : 4/10 — un film qui se regarde une fois, que vous connaissiez déjà le concept des Backrooms ou que vous le découvriez, comme notre rédaction, en visionnant le film.

Qui joue dans Backrooms ?

Chiwetel Ejiofor incarne Clark, aux côtés de Renate Reinsve (Mary), Mark Duplass (Phil), Finn Bennett (Bobby), Lukita Maxwell (Kat) et Avan Jogia (Naren Warne). Le film est réalisé par Kane Parsons, créateur de la série YouTube qui a développé sa propre mythologie des Backrooms.

Qu'est-ce que les Backrooms ?

Les Backrooms sont une légende horrifique née sur Internet en 2019 (creepypasta), autour d'un espace vide et labyrinthique caché derrière notre réalité. Le film de Kane Parsons adapte cette mythologie : une porte mystérieuse apparaît dans le sous-sol d'un magasin de meubles et donne accès à ce dédale infini, régi par ses propres règles, que les personnages doivent traverser pour espérer en sortir.

Backrooms est-il basé sur une histoire vraie ?

Non. Backrooms est tiré d'un phénomène créatif né sur Internet — une photo virale devenue mythologie collective autour de "l'espace liminal" — et non d'un fait réel. Kane Parsons, créateur de la série YouTube qui a développé sa propre mythologie des Backrooms, en signe l'adaptation cinéma.

La fin de Backrooms est-elle expliquée ?

Pas entièrement, et c'est volontaire. Clark meurt, tué par sa propre version monstrueuse, mais le sort de Mary reste explicitement non tranché par le film — un employé d'Async lui dit lui-même qu'aucune décision n'a encore été prise. Notre explication détaillée de la fin de Backrooms distingue ce que le film montre clairement des éléments laissés volontairement ambigus.

Informations sur le film

Titre
Backrooms
Année
2026
Réalisateur
Kane Parsons
Genre
Horreur, Mystère, Science-Fiction
Note MovieHunt
Note: 4/10
4/10
BM

Article rédigé par Ben de MovieHunt — critiques et analyses cinéma basées sur 5 critères artistiques et techniques.